« 2008-04 | Page d'accueil
| 2008-06 »
27.05.2008
Valls ou comment en finir avec les apparatchiks
Voici une interview très pertinente de Manuel Valls que j'ai trouvé sur le site libération.fr. Le député-maire d'Evry y évoque sans fard la situation du parti, l'usure des éléphants socialistes, les problèmes de valeurs que rencontre le P.S. Le tout sans s'enticher à fond dela politique de Blair. Si un mec comme Valls pouvait faire réfléchir nos socialistes locaux sur les valeurs qu'ils doivent vraiment défendre et celles qu'ils doivent laisser tomber (luttes des classes, immobilisme, programme commun...) je ne serais pas contre, puisque celui-ci souhaite également travailler avec les centristes...
Je vois en Manuel Valls un homme sincère, qui à l'instar de Michel Rocard colle véritablement à la réalité de la société, pas comme DSK l'ami des patrons, Royal l'inconstante, Fabius l'hypocrite...
Libération Quel regard portez-vous sur l'intensification de la compétition ?
Le congrès s’engage dans des conditions inquiétantes, sur un mode conventionnel et daté. Les autoproclamations et la recherche de signatures comptent plus que le fond. Alors que le Président et le gouvernement sont en difficulté et qu’ils subissent une grave crise de confiance ; alors qu’il faut répondre aux conséquences de la globalisation, à la crise de l’Etat-providence et à la précarisation croissante de la société, nous nous adressons à nous-mêmes, au lieu de parler aux Français.
Le rôle du Parti n'est-il pas de sélectionner son candidat ?
Certes. Mais à ce stade, la confrontation ne repose pas sur le débat d’idées, elle se cristallise sur l’affrontement des personnalités. Le duel entre Rocard et Mitterrand, à la fin des années 1970, était rude. Mais il correspondait à un vrai débat, entre première et deuxième gauche. J’appelle à une vraie confrontation d’idées et non à une nouvelle confrontation stérile entre personnalités.
Delanoë et Royal se prévalent pourtant de différences...
Aujourd’hui, je ne les vois pas. On ne peut en rester à des concepts généraux sur la démocratie participative ou le rapport au parti. Cela ne suffit pas. Au nom de quoi quelqu’un peut-il se présenter comme plus respectueux du parti ? Le même débat s’était produit lors du congrès de Rennes, où l’on accusait les partisans de Fabius de vouloir faire du PS un parti de supporteurs…
N'est-il pas impératif de régler cette question du leadership ?
Qui peut dire qu’elle sera vraiment réglée ? Ce qui se passe actuellement va se poursuivre après le congrès. Les militants assistent, comme les Français, à ce triste spectacle avec un sentiment de déjà-vu. Et nous apparaissons tels que nous sommes : nus sur le plan idéologique.
Au chapitre des idées justement, quel est votre diagnostic ?
Nous n’avons pas fait notre révolution culturelle. Nous ne nous sommes pas suffisamment interrogés sur le déclin de la social-démocratie ou sur les limites de la «troisième voie» blairiste.
Comment jugez-vous les "reconstructeurs", qui oeuvrent à une troisième voie entre Royal et Delanoë ?
Pour éviter un affrontement violent, on nous propose une présynthèse destinée à empêcher tel ou tel, et à arranger tous ceux qui veulent préserver leurs chances pour 2012. Mais la troisième voie ne peut être le syndicat de tous ceux qui ne veulent ni Delanoë ni Royal, tout en espérant le retour de Fabius ou de DSK. Elle doit être basée sur un devoir de vérité : assumer le réformisme, réconcilier la gauche avec le libéralisme, conjuguant, ainsi, solidarité et responsabilité individuelle.
Quelle solution proposez-vous ?
Un nouveau regard sur le monde porté par une nouvelle génération. C’est le moment d’y aller. C’est vrai pour Moscovici, Montebourg, Gorce, Peillon, Hamon, Filipetti… Nous devons construire une proposition générationnelle, créer un appel d’air pour moderniser le PS, loin des combinaisons paralysantes. Parlons nous !
Place aux jeunes ?
Tout n’est pas une affaire d’âge. Mais aucun des leaders actuels du PS n’est en mesure d’incarner la rénovation. Delanoë, Aubry, Royal, Fabius, Strauss-Kahn, Hollande : où sont les têtes nouvelles ? Notre génération a été structurée par la chute du mur de Berlin, la globalisation, le 11 Septembre. Nos références ne sont ni Mai 1968, ni l’Etat providence. Il faut épouser son temps et inventer une nouvelle gauche.
Etes-vous intéressé par le premier secrétariat du parti ?
Ce n’est pas dans mes perspectives. Je ne veux pas m’autoproclamer à mon tour. On ne rassemble pas une nouvelle génération : en disant, c’est moi…
18:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les Droits de l'Homme...
10:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.05.2008
Aldo Moro é assasinatto
Il y a de cela 30 ans, en mai 1978, le corps de l'ex-président du conseil des ministres italien Aldo Moro était retrouvé criblé de balles dans une rue de Rome.
Aldo Moro, président du conseil (équivalent de Premier Ministre) à cinq reprises au cours des années 1960 et 1970 était un des principaux responsables de la "DC", c'est à dire de l'alliance démocrate chrétienne italienne. Il était également un des plus fervent partisant du Compromesso storico, accord visant à former une majorité parlementaire avec l'aile la plus modérée du Parti Communiste Italien, qui était l'un des moins soumis à l'influence de Moscou à l'époque.
Alors qu'il se rendait à la Chambre, un commando des Brigades Rouges attaque le convoi et au terme d'une fusillade, assassine ses cinq gardes du corps puis l'enlève.
Gardé dans un lieu tenu secret par les Brigades Rouges, l'ancien chef du gouvernement écrit des nombreuses lettres aux responsables politiques de la DC et du gouvernement, présidé par Giuilio Andreoti, leur demandant de tout mettre en oeuvre pour le libérer, quitte à négocier avec les terroristes qui demandaient en échange de sa vie la libération de plusieurs de leurs compagnons.
Au ministère de l'intérieur italien, c'est l'affolement le plus complet. Les environs de Rome sont quadrillés par les carabiniers, les voitures qui
rentrent et sortent de la capitale sont systématiquement fouillées. On verra même Romano Prodi, alors jeune conseiller ministériel participer à une séance de spiritisme pour tenter de localiser le lieu de détention d'Aldo Moro! Ce qui donna effectivement le nom d'un village, Gradoli. Les carabiniers firent une descente mais ne trouvèrent rien. Il s'avéra par la suite qu'Aldo moro était détenu rue de Gradoli à Rome...
Pendant ce temps, l'ancien président du conseil se fait de plus en plus pressant dans ses lettres menaçant de dénoncer certraines magouilles commises par des membres de la DC, du temps où ceux-ci étaient aux affaires.
Une des thèses fut que les Brigades Rouges furent utilisées contre Aldo Moro par la CIA, celle-ci ne voyant pas d'un bon oeil l'alliance centriste-socialiste-communiste. Toutefois cette version n'a jamais été prouvée.
Néanmoins, les italiens firent appel à des agents secrets US pour mener les négociations, qui s'enlisèrent. Il est clairement attesté que ces agents, dont l'ancien négociateur Steve Pieczenik, ont fait échoué les négociations "Afin de maintenir la stabilité politique en Italie." sur ordre de Cyrus Vance, successeur de Henry Kissinger au Département d'Etat américain.
A l'annonce de la mort d'Aldo Moro, des marches silencieuses eurent lieu dans toute l'Italie.
22:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.05.2008
Citation
Il n’existe qu’un seul péché en politique : l’indépendance, et une seule vertu : l’obéissance. Pour formuler les choses différemment, disons qu’il n’y a qu’un crime contre l’autorité, c’est la maîtrise de soi ; et il n’y qu’une façon d’obéir : en se soumettant au contrôle de l’autorité.[…]
L’autonomie sonne le glas de l’autorité et l’autorité le sait bien : d’où cette guerre incessante de l’autorité contre l’exercice, à la fois symbolique, de l’autonomie ….
[….]…si l’on se range du côté de l’autorité et que l’on désire réprimer l’individu , nous le traitons comme s’il était impuissant et la victime innocente d’une tentation irrépressible ; par conséquent nous le protégeront des tentations futures en le traitant comme un enfant, comme un esclave ou comme un fou. Si nous adoptons le parti de l’individu et nous voulons contester la légitimité et secouer le pouvoir de l’autorité qui veut le rendre infantile, nous le traitons comme s’il était en pleine possession de ses moyens et maître responsable de ses décisions ; nous exigerons qu’il respecte les autres autant qu’il se respecte et ce, en le traitant comme un adulte, un individu libre est une personne « raisonnable. »
Thomas Szasz
19:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.05.2008
Les éléphants? Poubelle!
"Mes amis m'ont demandé", "Je n'exclue rien pour 2012", "Le parti socialiste devra choisir un homme capable de mener la rénovation du logiciel de la gauche." "Il faudra au parti socialiste un homme pouvant fédérer les forces de gauche." etc....
Ces phrases, vous les avez entendu des centaines de fois dans la bouche des DSK, Delanoë, Fabius, Jack Lang, Hollande et consorts. Ces expressions, les français les vomissent. Elles sont la partie émergée de l'attitude du Parti Socialiste qui explique sans doute ses insuccès électoraux et le peu d'entrain électoral qu'il succite.
En effet, pendant que les français souffrent, pendant que le gouvernement fait fausse route en ce qui concerne l'équilibre budgétaire, les apparatchiks du PS ne trouvent rien de mieux que de s'écharper entre eux, tout en donnant allègrement des leçons de morale à qui veut bien les entendre.
Non, décidément rien n'a changé au PS. A part se répandre en critiques stériles, les éléphants, hormis Manuel Valls, conservent une attitude hautaine, empreinte de suffisance, et nous rappellant ô combien était idyllique le bon vieux temps du gouvernement Jospin. C'est oublier que c'est eux qui lui firent perdre la présidentielle, en freinant des quatre fers à chaque fois qu'il était question de moderniser l'Etat.
Crachant sur l'argent, et les valeurs du travail, ces messieurs qui vivent comme des nababs ne font rien de mieux que de professer des idées désuètes, comme les 35 h où l'embauche irréfléchie de fonctionnaires. Tandis que eux boursicotent, gagnent des sommes astronomiques (350 000 € de traitement annuel pour DSK au FMI), affament les pays pauvres, sont mêlés à divers scandales financiers, même s'ils restent des amateurs par rapport à leurs camarades de l'ex-RPR.
Mais le sommet, c'est quand ces vieux cons nous vantent les vertus de Mai 1968, alors que eux-même font l'exact contraire de ce qu'ils professaient alors : faire de la place aux jeunes (en virant de Gaulle), mieux partager les richesses, un jeu sociétal plus collectif et moins tourné vers la consommation (alors que eux roulent en 4x4 en se gargarisant des derniers potins chez Maxim's, qu'ils appellent leur "cantine" ).
Le tout, bien sûr en se prévalant de leur expérience! Car dès qu'un jeune émerge au PS, comme le fait Valls en ce moment, aussitôt surgit un
viel éléphant qui lui rétorque "Tu manques d'expérience, attends ton tour camarade!". Quand à leurs réseaux et autres courants, ils ne sont rien de moins que l'explication de leur dogmatisme sectaires, avec pour gardien du temple, Cambadélis, consacré pour l'éternité lieutenant de DSK, chef de l'organisation en grande partie responsable des déséquilibres économiques Nord-Sud. Mais qu'ont-ils fait, au fait pour la France, eux qui détiennent la vérité et cachent leur centrisme derrière un folkklore gauchiste (l'Internationale, les "camarades").
Comment voulez-vous que dans ces conditions il y ait un débat constructif de mené pour l'avenir de la France et l'Union Européenne? Comment s'étonner qu'à cause de personnes incapables de s'assumer et de mettre leurs ambitions entre parenthèses, que des personnalités comme Nicolas Sarkozy arrivent au pouvoir?
Comment aboutir à de vrais réformes (allocations familiales, suppressions des départements, protection de l'environnement, changement des modes de consommation et de transport) qui permettront au pays d'aller mieux avec de telles mentalités?
- Lire les derniers faits d'armes de DSK sur le parisien.fr, "mon objectif reste 2012 "
16:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fabius, dsk, éléphants du ps, rénover le ps
16.05.2008
Double jeu...
Dans les années trentes, avec les prémices de la démocratisation des universités, ces organisations se renforcent, organisent des évènements de diverses natures (fêtes étudiantes, rassemblements, caisses de solidarité). A tel point que l'UNEF est déclarée association d'utilité publique en 1929, par décret de la présidence du conseil des ministres.
Après la parenthèse de la seconde guerre mondiale, l'UNEF poursuit son développement dans les milieux estudiantins français, sur lesquels soufle un vent de démocratisation de l'université, dont l'accès est de moins en moins réservé aux élites. Jusque là, l'Unef ne s'engage guère en politique, si ce n'est qu'à l'échelle locale, où ses responsables composent avec les autorités universitaires en place. L'unef des années 1950 est donc bel et bien une association strictement neutre, d'un point de vue politique. Ce n'est que lorsqu'éclate la guerre d'Algérie que l'Unef se fait connaître par le public du fait de son opposition aux opérations militaires de "maintien de l'ordre".
Avec la démocratisation de masse du système universitaire français dans les années 1960, période durant laquelle naissent beaucoup de campus, l'UNEF se gauchise réellement, abandonnant sa neutralité, notament à la faveur des mouvements sociaux de mai 1968 et sous l'impulsion de Jacques Sauvageot, son président avec qui la CGT prendra ses distances. C'est de cette époque que datent ses liens avec le PSU de Michel Rocard, puis avec le PS d'après le congrès d'Epinay de 1971.
Au cours des années 1970, 1980, 1990, l'UNEF se divise comme un ovule après sa fécondation. On assiste à la naissance de l'UNEF-ID, de l'UNEF-AD etc...
Malgré l'évolution de l'université française, l'UNEF continue de défendre une université issue des années 1970, alors que furent décidées la régionalisation du moins financière de l'enseignement supérieur, et son adaptation au cadre européen, avec la mise en place de la réforme LMD en 2004. L'UNEF est d'une inefficacité totale : l'essentiel de son activité consiste à pondre des communiqués qui se veulent techniques et grandiloquents -genre les tribunes de DSK dans le Nouvel Obs que personne ne comprend jamais- ainsi que la récupération des mouvements étudiants.
L'UNEF avance masquée : tel Mickey que l'on nomme Topolino en Italie, elle se décline suivant les composantes : ainsi, en faculté de droit l'UNEF apparaîtra sous le nom de UNEF auquel reste attaché une certaine légitimité institutionnelle. Dans les facultés de sciences humaines, là il s'agira de sortir du cadre traditionnel. On choisira donc de présenter aux élections universitaires intitulée "Etudiant à gauche", "A gauche toute" etc...En bref, rares sont les fois où l'UNef montre sa vraie identitée. Ce phénomène est d'ailleurs amplifié par le fait que cette organisation est composée de majos et de minos qui sont des courants...comme au PS.
Tiens le PS. Les dirigeants du PS, Julien Dray en tête, voient en l'Unef une sorte de pépinière dédiée aux futurs apparatchiks. Les liens avec le PS et le MJS sont donc très clairement établis, comme le prouve l'élection de Bruno Jullaird à la municipalité de Paris.
Au niveau syndical, l'UNEF dénigre beaucoup, s'absente souvent et ne propose jamais. Leur seule revendication? Toujours plus! Mais quand à proposer des mesures de financement, il n'y plus personne. Ces gens que l'on retrouve au PS sont bien souvent imbus de leurs vérité et ne font jamais la part d'autocritique de leur travail.
D'autant plus que l'UNEF se plaint beaucoup, reprenant chaque année la même complainte que les gens du PS, du style du Grand Bourgeois qui gouverne Poitiers, du manque de logements sociaux. Ce qui est très vrai. Mais dites moi, quelles organisation a représenté et décidé pour les étudiants depuis des années? L'UNEF, qui est donc comptable des défaillances de ce système.
Même chose pour la LRU que l'UNEF avait signée à l'été 2007. Mais bizarement, l'UNEF soutînt les mouvement de novembre contre cette loi.
Cet article n'est qu'un petit aperçu du mal qu'a fait l'UNEF à nos universités.
22:23 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07.05.2008
Pour un syndicalisme constructif et fondé sur la volonté générale
ça passionne l'éducation. Cela crée des remous, des tensions. Surtout en ce moment, comme tous les deux ans en moyenne, les lycéens se mettent à manifester.
Sans savoir forcément de quoi ils parlent, sans que leur motivation politique dépasse l'envie de sécher. C'est vrai qu'il fait beau en mai. Donc, on dscute de tout, de rien. On fout le dawa à l'UMP, on se sent euphorique le temps d'une manif. Tout ceci c'est bien beau les enfants, mais il faudrait arrêter de tomber des nus. La politique, l'économie, l'éducation, ça n'est pas les affreux capitalistes d'un côté et Che Guevara de l'autre. Avant de parler de protester, de suivre comme un mouton les hérauts d'intérêts qui dépassent le cadre des revendications des catégories, encore faudrait-il pouvoir se poser et réfléchir, réfléchir...
Evidement que ça ne réjouit personne de devoir supprimer des postes. Mais payer un fonctionnaire cela coûte cher. Il est donc normal que le gouvernement cherche à réduire les effectifs, comme l'avait fait en son temps Pierre Mauroy. Maintenant, ce n'est pas dans le corps professoral qu'il faut supprimer, car personne ne peut prétendre que c'est dans une classe de 40 élèves qu'un enseignant puisse transmettre les connaissances et donner le goût à la culture, au raisonnement.
Je crois en effet, qu'il existe de nombreux secteurs où l'on pourrait faire des économies. Est-il normal par exemple que la chambre de Commerce de la Vienne emploie 400 personnes, dans un département qui accueille relativement peu d'entreprises? Est-ce acceptable que l'on continue de fonctionner avec des communautés de communes regroupant 12 communes et 4000 habitants? Et que dire l'empilement des strates administratives et de la décentralisation avec ses pleïaides de petits élus qui coûtent des sommes colossales? Parlons également des Banques de France, qui ne servent plus guères depuis le passage à l'Euro en 2001, des chambres d'Agriculture....
Voilà des solutions qui semblent s'imposer dans l'effort de modernisation et de désendettement de l'Etat. Ce n'est pas en retirant des moyens à l'Education que l'on va alléger les soucis des français.
Toutefois, il me paraît difficille de parler de désendettement lorsque l'on fait voter un paquet fiscal qui fait perdre 15 milliards d'euros de recettes fiscales, même si quelques unes des mesures de cette loi allaient dans le bon sens, comme l'allègement des droits de succession. On ne commande pas de nouveaux avions pour l'usage de l'Elysée et de Matignon. On ne s'augmente pas de 170 %.
Maisil faut reconnaître que pour le gouvernement, la situation est très délicate, entre les répercussions de la crise financière et alimentaire mondiale, en ajoutant l'endettement sévère de l'Etat, qui relève d'une gestion débridée et désinvolte des finances publiques, menée par la gauche et la droite, que l'on peut renvoyer dos à dos concernant ce sujet.
D'autre part, la marge de manoeuvre est réduite au niveau de la relation sociale, avec des syndicats de gauche minoritaire et sectaire comme SUD, qui n'avance jamais aucune proposition, qui ne représente que lui même vu le taux de syndicalisation dans notre pays, contrairement à la CFDT, qui a le merite intellectuel de prendre pleinement part aux discussions et d'être animée par la volonté de négociation.
Les gens qui peuplent ce SUD sont d'un naturel assez particulier. Dès que le gouvernement prend une décision, ils imaginent qu'il s'agit d'un complot ourdi contre eux. Ils vous tiennent des discours soûlant à longueur de journée tout en vous prenant pour un abruti de base "Ah parce que nan faut pas croire, regarde ce qu'il y a derrière ce projet!" Ils vous feraient volontiers croire que le gouvernement va privatiser la Police Nationale.
Ainsi que je le disais, SUD ne s'engage jamais dans un processus de négociation, même lorsque la gauche est au pouvoir. Evidement, quand on ne fait que débiner ce que font les autres, il est sûr que l'on ne risque pas de se tromper en agissant de meiux que l'on peut. A les entendre les enseignants n'auraient pas de devoirs que des "droits à", ce qui va assez bien avec leur mentalité anti-constructive.
Un de leur discours préféré est le suivant : "Si on me donne les moyens peut-être que j'arriverai à inculquer quelque chose à ces élèves." Cette phrase peut sembler être de bon sens pour un professeur d'anglais qui ne dispose que de trois heures par semaine pour enseigner les apprentissages. Mais dans leur bouche, cela sert sutout à se défiler de leurs responsabilités.
Ils critiquent tout. Ils se prennent pour les rois de la pédagogie et les directeurs de conscience du peuple. Ils vous débitent des inepties pas possibles, comme quoi les nouveaux programmes sont un retour à la troisième république, alors que ceux-ci proposent simplement de se reconcentrer sur les bases à l'école élémentaire, n'excluant pas l'acquisition des savoirs par la culture, l'art, et l'EPS.
Dansd les instances où ils siègent, ils sont en concurrence avec la FSU. Ils veulent dire la même chose, mais c'est à celui ou celle qui gueulera le plus fort. Chapeau la conscience citoyenne! ILs hurlent, tempêtent, renâclent à chaque fois qu'il faut voter le budget parce que celui-ci est concocté par le président de l'Université, qui est considéré par eux soit commeun faible, soit comme un con.
Ceci dit, il y a des gens très bien chez SUD. Il faut juste leur expliquer comment quitter cette clique individualiste et égoïste au plus vite...
20:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le MJS se met à l'économie de marché!
On savait déjà que le MJS était un fidèle client de la chaîne TF1, propriétaire de l'hébergeur Overblog, qui accueille nombre de leur blogs. Mais pour on ne sait quelle raison, les camarades se mettent à faire de la pub sur le blog officiel du MJS! Une affaire de sous-sous en somme! Pour financer la prochaine campagne présidentielle de Fabius?
Qui plus est, ces chers anges font de la pub pour LCL, anciennement le Crédit Lyonnais.
Forcément, avec les liens que Tapie a crée...
17:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mjs, poitiers, blog, publicité
03.05.2008
L'UMP mise à sac! ça les change des valises.
Une bande de lycéens manifestant contre les réformes de Xavier Darcos ont investit la permanence de l'UMP de Poitiers. Ils ont brûlé quelques exemplaires du livre de campagne de Nicolas Sarkozy, ont jeté des tracts estampillés UMP dans la rue, décroché l'enseigne UMP que la mère Jacqueline et Sa Calvitie avaient fixée avec grand mal en leur temps. Pour finir, ils ont achevé de vider le bar de l'UMP, sans doute prévu pour fêter les (rares) victoires.
Je trouve que c'est vraiment choquant. Le MJS cautionne presque ces actes, arguant que le mouvement n'est plus guère cornaqué par une organisation avec un service d'ordre un tant soit peu organisé, et qu'il y ait un profond malaise chez les jeunes.
Je veux bien croire qu'il y ait un malaise, mais il ne faudrait peut-être pas abuser non plus. En France, les partis politiques sont l'expression des libertés publiques, ils doivent à ce titre être respectés, fussent-ils au pouvoir. C'est absolument anti-démocratique que de prétendre le contraire. On peut aimer, ne pas aimer l'UMP, c'est le choix de chacun. Mais on doit respecter ses adversaires. Dans ce cas là, il y eu des actes violents et c'est inadmissible.
Je trouve l'attitude du MJS à cet égard un peu trop passive. Si on avait retourné la permanence du député-maire PS Alain Claeys et qu'on avait brûlé les livres de Fabius ou "Ma plus belle histoire, c'est vous" et leurs canapés certifiés époque Giscard, il y aurait fort à parier que Maxence Barré nous aurait pondu dans l'heure un communiqué fustigeant ces attaques dignes de fascistes!
10:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ump poitiers, mjs, mouvement lycéen 2008
02.05.2008
Ce jour là, l'eau salée avait le goût des larmes...
Le 13 juin 1998, dans une mer d'Irlande démontée,un méchant coup de rouli du cotre Pen-Duick I envoyait Eric Tabarly rejoindre celle qu'il avait tant aimé, la mer.
Le meilleur marin du monde passait par dessus bord, son cri glace la nuit. Celui qui avait inventé nombre de techniques de la voile moderne,à une époque où de nombreux navigateurs doivent la vie à leur radeau de survie, leur balise de détresse, leurs gilets auto-gonflants, Eric Tabarly périssait comme un marin de la marine en bois.
Pen-Duick I son cotre de 11 tonnes n'est doté d'aucun moyen d'éclairage ni de recherche. Lesté de ses bottes et de son ciré, l'espérance de vie de Tabarly est de quatre heure dans une eau à 11° C. Enfin ses équipiers parviennent à alerter les autorités brittanniques qui envoient un hélicoptères de recherche. Puis dans la journée de dimanche, le chasseur de mines français Cassiopé quadrille la zone en spirale, puis diagonale. Deux bréguets atlantique survolent les lieux de l'accident, en vain.
Triste fin pour celui qui avait tant fait pour développer la vocation maritime des français! Il avait ouvert la voix à l'industrie nautique française
en remportant la transat anglaise en 1964. Lieutenant de vaisseau de la marine nationale détaché auprès du ministère des Sports, Tabarly n'en restait pas moins un hippie aux cheveux courts qui n'imposait pas son autorité à ses équipiers qui effectuaient leur service militaire à bord de Pen-Duick. Pour lui seul comptait le fait de faire avancer le bateau. Il ne prenait jamais la météo avant de partir, se fichait de l'électronique et naviguait avec une carte routière de la côte est des USA. Ce qui lui valu un abordage avec un bloc de granit qui déchire la quille de Pen-Duick VI. "La prochaine fois, prévenez-moi plus tôt les gars!" fut la seule chose qu'il trouva à dire.
Eric fut l'inventeur du trimaran moderne avec Pen-Duick IV et de nombreux dispositifs techniques couramment utilisé sur les bateaux aujourd'hui. Révolutionnaire, il créa l'hydrofoil, le bateau qui vole, qui commence tout juste à démontrer ses énormes capacités.
En hommage à Tabarly, une cité de la voile Eric Tabarly a été créee à Lorient. C'est un outil pédagogique exceptionnel, qui comporte une muséographie très étudiée, retraçant l'aventure des Pen-Duick et de la marine en général.
12:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



