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07.05.2008

Pour un syndicalisme constructif et fondé sur la volonté générale

ça passionne l'éducation. Cela crée des remous, des tensions. Surtout en ce moment, comme tous les deux ans en moyenne, les lycéens se mettent à manifester.

Sans savoir forcément de quoi ils parlent, sans que leur motivation politique dépasse l'envie de sécher. C'est vrai qu'il fait beau en mai. Donc, on dscute de tout, de rien. On fout le dawa à l'UMP, on se sent euphorique le temps d'une manif. Tout ceci c'est bien beau les enfants, mais il faudrait arrêter de tomber des nus. La politique, l'économie, l'éducation, ça n'est pas les affreux capitalistes d'un côté et Che Guevara de l'autre. Avant de parler de protester, de suivre comme un mouton les hérauts d'intérêts qui dépassent le cadre des revendications des catégories, encore faudrait-il pouvoir se poser et réfléchir, réfléchir...

Evidement que ça ne réjouit personne de devoir supprimer des postes. Mais payer un fonctionnaire cela coûte cher. Il est donc normal que le gouvernement cherche à réduire les effectifs, comme l'avait fait en son temps Pierre Mauroy. Maintenant, ce n'est pas dans le corps professoral qu'il faut supprimer, car personne ne peut prétendre que c'est dans une classe de 40 élèves qu'un enseignant puisse transmettre les connaissances et donner le goût à la culture, au raisonnement.

Je crois en effet, qu'il existe de nombreux secteurs où l'on pourrait faire des économies. Est-il normal par exemple que la chambre de Commerce de la Vienne emploie 400 personnes, dans un département qui accueille relativement peu d'entreprises? Est-ce acceptable que l'on continue de fonctionner avec des communautés de communes regroupant 12 communes et 4000 habitants? Et que dire l'empilement des strates administratives et de la décentralisation avec ses pleïaides de petits élus qui coûtent des sommes colossales? Parlons également des Banques de France, qui ne servent plus guères depuis le passage à l'Euro en 2001, des chambres d'Agriculture....

Voilà des solutions qui semblent s'imposer dans l'effort de modernisation et de désendettement de l'Etat. Ce n'est pas en retirant des moyens à l'Education que l'on va alléger les soucis des français.

Toutefois, il me paraît difficille de parler de désendettement lorsque l'on fait voter un paquet fiscal qui fait perdre 15 milliards d'euros de recettes fiscales, même si quelques unes des mesures de cette loi allaient dans le bon sens, comme l'allègement des droits de succession. On ne commande pas de nouveaux avions pour l'usage de l'Elysée et de Matignon. On ne s'augmente pas de 170 %.

Maisil faut reconnaître que pour le gouvernement, la situation est très délicate, entre les répercussions de la crise financière et alimentaire mondiale, en ajoutant l'endettement sévère de l'Etat, qui relève d'une gestion débridée et désinvolte des finances publiques, menée par la gauche et la droite, que l'on peut renvoyer dos à dos concernant ce sujet.

D'autre part, la marge de manoeuvre est réduite au niveau de la relation sociale, avec des syndicats de gauche minoritaire et sectaire comme SUD, qui n'avance jamais aucune proposition, qui ne représente que lui même vu le taux de syndicalisation dans notre pays, contrairement à la CFDT, qui a le merite intellectuel de prendre pleinement part aux discussions et d'être animée par la volonté de négociation.

Les gens qui peuplent ce SUD sont d'un naturel assez particulier. Dès que le gouvernement prend une décision, ils imaginent qu'il s'agit d'un complot ourdi contre eux. Ils vous tiennent des discours soûlant à longueur de journée tout en vous prenant pour un abruti de base "Ah parce que nan faut pas croire, regarde ce qu'il y a derrière ce projet!" Ils vous feraient volontiers croire que le gouvernement va privatiser la Police Nationale.

Ainsi que je le disais, SUD ne s'engage jamais dans un processus de négociation, même lorsque la gauche est au pouvoir. Evidement, quand on ne fait que débiner ce que font les autres, il est sûr que l'on ne risque pas de se tromper en agissant de meiux que l'on peut. A les entendre les enseignants n'auraient pas de devoirs que des "droits à", ce qui va assez bien avec leur mentalité anti-constructive.

Un de leur discours préféré est le suivant : "Si on me donne les moyens peut-être que j'arriverai à inculquer quelque chose à ces élèves." Cette phrase peut sembler être de bon sens pour un professeur d'anglais qui ne dispose que de trois heures par semaine pour enseigner les apprentissages. Mais dans leur bouche, cela sert sutout à se défiler de leurs responsabilités.

Ils critiquent tout. Ils se prennent pour les rois de la pédagogie et les directeurs de conscience du peuple. Ils vous débitent des inepties pas possibles, comme quoi les nouveaux programmes sont un retour à la troisième république, alors que ceux-ci proposent simplement de se reconcentrer sur les bases à l'école élémentaire, n'excluant pas l'acquisition des savoirs par la culture, l'art, et l'EPS.

Dansd les instances où ils siègent, ils sont en concurrence avec la FSU. Ils veulent dire la même chose, mais c'est à celui ou celle qui gueulera le plus fort. Chapeau la conscience citoyenne! ILs hurlent, tempêtent, renâclent à chaque fois qu'il faut voter le budget parce que celui-ci est concocté par le président de l'Université, qui est considéré par eux soit commeun faible, soit comme un con.

Ceci dit, il y a des gens très bien chez SUD. Il faut juste leur expliquer comment quitter cette clique individualiste et égoïste au plus vite... 

Commentaires

"alors que ceux-ci proposent simplement de se reconcentrer sur les bases à l'école élémentaire, n'excluant pas l'acquisition des savoirs par la culture, l'art, et l'EPS."

Aie la tu craque totalement! je sait pas si tu est au courant mais culture,..., sont entrain de disparaitre de l'école!! dès l'école primaire cela va disparaitre avec les nouveaux programmes de darcos! Et que dire des nouveaux programmes de collèges qui risquent fort de voir des chapitres supprimés (l'Afrique en histoire géo,??), et la diminution du nombreux d'heures d'EPS en collège!!

Au fait taper les lycéens ce n'est pas cool n'ont plus! Comment pouvez vous dire qu'ils ne connaissent rien à la politique c'est faut! Au lycéen j'avais déjà une conscience politique mais ça gène les gens de penser que 15 16 17 ans ont puisse avoir une analyse critique de la société! Alors d'accord il y a des lycéens qui ni comprennent rien mais il faut les oublier pour penser aux autres.


PS: ton 3ème paragraphe jusqu'au 6ème ressemble fort à une analyse du Modem et pas du Nouveau centre, partie qui ressemble fort à l'UMP!! Fait attention a toi!lol

Ecrit par : amandin | 08.05.2008

La culture ne disparaîtra en aucun cas. L'enseignant a le devoir d'appliquer les programmes afin que les élèves maîtrisent les compétences demandées.
Cela n'exclu en aucun cas le fait que l'enseignant transmette des enseignements culturels. Car on ne va pas virer de bord comme cela, vu que les enseignants restent les mêmes, avec leur conscience professionnelle.
Il est toutefois vrai que ces programmes sont assez peu novateurs : j'aurais aimé qu'il ait un décloisonnement des matières (Français + Histoire, Maths+EPS+EPS) et une entrée par la culture plus forte.

S'agissant des postes supprimés au CAPEPS, je suis le premier à le déplorer, car la culture sportive est nécessaire autant que les maths.
Ce sont des bouts de chandelles que l'on économise non par pragmatisme, mais par idéologie.

Enfin, oui, il est normal que tu relèves des similitudes entre le Modem et le Nouveau Centre, vu que ce sont les députés UDF qui avaient en grande partie inspirés et rédigé le programme de François Bayrou!

Ecrit par : Johan | 08.05.2008

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