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19.04.2008

Les rabâchages du PS

Ces temps ci, on entend beaucoup le parti socialiste critiquer la politique de Sarkozy. Sans doute ont-il raison sur de très nombreux points. Mais pour pouvoir critiquer, encore faut-il être en mesure d'avancer des propositions innovantes et réalisables, tout en cherchant à ce qu'un maximun de citoyens se retrouvent dans la démarche que l'on porte. Car là est le paradoxe du P.S : lorsqu'ils sont dans l'opposition, les leaders des nombreux courants qui forment ce parti hétéroclite tiennent un discours "révolutionnaire" : à les entendre, si eux étaient au pouvoir, les choses changeraient, et pas qu'un peu. Or, quand ces mêmes personnes se retrouvent en responsabilité, ils mènent une politique peu innovante, teintée d'idéaux des années 1970 sur la forme, et guère différente de celle de la droite modérée sur le fond. Bref, les choses n'avancent pas.

1304227811.jpgFut un temps où les enjeux inhérents à votre bulletin de vote étaient assez clairs : c'était Mitterrand contre Giscard. Le progrès social comme priorité contre un certain atavisme bourgeois, certes humaniste, mais qui privilégiait globalement les considérations économiques comme préalable à toute action politique.

Puis, à la mesure des évènements planétaires, les choses se sont compliquées : le PS s'est clairement éloigné de ses discours en faveur du prolétariat pour rejoindre la sociale-démocratie, une position qu'il n'a jamais eu le courage d'assumer. La politique assez engagée de ceusx qui promettaient de changer la viedans les années 1982-1983 s'est peu à peu transformée et ralentie. On pourrait la résumer en un slogan "Faisons en sorte que cela n'aille pas trop mal" c'est ainsi que l'on créa une multiplicité de minima sociaux qui devaient peu à peu réduire certaines personnes à un état de léthargie sociale. Certes, dans certains domaines le PS ne manquait pas de propositions audacieuses ni de gens pour les appliquer, mais cela ne pouvait suffire. Puis un jour, un Premier ministre socialiste prononçat une phrase célèbre : l'Etat ne peut pas tout.

On aurait pu croire que le PS avait réellement tourné la page du programme commun, qu'il avait enfin et officiellement rejoint les rangs de la sociale-démocratie française. Mais pas du tout. Au lieu de tendre vers le centre, le PS continue de nouer des alliances avec la LCR, sur le mode "on préfère mille fois être avec Bescancenot qu'avec ce méchant droitier adepte du capital de Bayrou. Parce que nous, nous sommes à gauche"

Alors que le capital, le PS nage en plein dedans. L'illusion ne tient plus. Il suffit de se rappeller qu'un certain Dominique Strauss-Khan est à la tête d'un organisme international qui est actuellement en train d'étrangler des pays par des exigences économiques et financières intenables, comme le Niger. Il suffit de voir comment le PS, si soucieux de défendre le pouvoir d'achat augmente les impôts dans certaines villes.

467364258.jpgD'ailleurs ce discours anti-droite est assez curieux. Parce qu'en fait il s'agit de leur seule position à peu près claire. Ils n'aiment pas Sarkozy. Moi non plus. Alors que fait-on? Rien. Ces messieurs-dames continuent de dénoncer la droite, de manière bien manichéenne, en mettant tout le monde dans le même panier.

Prenons un exemple. La réforme des retraites de 2003. La démographie fait qu'il va falloir allonger la durée de cotisation des salariés. Certes, ce n'est pas une réforme agréable. Mais elle semble être dictée par le bon sens. Le parti socialiste, à son habitude hurle à l'assasinat du système par la méchante droite. Mais que proposent ces messieurs à la place? Rien. Ils se réjouissent même, les chers anges des beaux-quartiers de ne pas avoir à la faire, la réforme, lorqu'ils seront de retour au pouvoir...

Peut-être que le PS pourrra un jour évoluer. C'est une étape nécessaire à une une démocratie équilibrée. Mais pour cela, il faudrait arrêter de croire que tout est noir ou blanc et de réciter les points forts d'un programme commun auquel personne ne croit plus, hormis le MJS.

17.04.2008

On exporte la méthode socialiste française!

1220981754.jpgPour une fois que c'est nous qui sommes en avance! En effet, lorsque l'on suit un petit peu le déroulement des primaires américaines, on constate que le parti démocrate copie sur la campagne interne du PS français qui a eu lieu à l'automne 2006, entre Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan, et Ségolène Royal.

Rappellez-vous ces grands moments de la campagne interne socialiste française. Coups bas, vidéos filmées en catimini et diffusées sur Dailymotion, commentaires machistes à souhait "Mais qui va garder les enfants?", "Elle ferait mieux de relire ses fiches de cuisines." et autres compliments proférés par les Mélenchons et Allègres. Puis vînt le temps des débats entre les trois candidats à la candidature, sensés mettre en évidence le ringardisme des uns et l'incompétence sur les questions de politique étrangère et économique de l'autre.

Evidement, après tout cela, lorsqu'en tant que militant vous avez appartenu à l'une des deux écuries perdantes-Strauss-Khan ou Fabius-, il est difficille de faire campagne pour celle que vous avez combattu en interne. Qui plus est, les citoyens d'un pays n'aiment guère voir les barons de partis s'entre-déchirer alors qu'eux attendent des réponses politiques à leurs aspirations...Il ne faut donc pas s'étonner par la suite que votre parti soit discrédité aux yeux des électeurs, surtout quand les attaques internes perdurent et que votre adversaire est aux commandes d'une machine de conquête qu'il a commencé à monter le 6 mai 2002 au soir. Voilà une des raisons essentielle de la défaite de la candidate socialiste.

Et pourtant le contexte était favorable : un président sortant qui avait peu fait au plan intérieur, un ministre de l'intérieur-candidat controversé, l'affaire Clearstream...

1427459440.jpgEt bien en ce moment, il se passe la même chose aux Etats-Unis. Dans le cadre des primaires qui conduisent à désigner un candidat à l'élection présidentielle de novembre prochain, deux candidats démocrates s'affrontent. Violement. Tout est bon pour discréditer l'autre : attaques sur la vie privée, controverse sur des propos tenus par le pasteur de Barack Obama, accusation de racisme à l'encontre de Clinton, tandis qu'Obama lui rétorque qu'elle n'est "qu'une avocate d'affaires siégeant au conseil d'administration de Wal-Mart" (Chaîne de supermarché réputée pour faire peu de cas du droit du travail)

Vraiment ça passionne. D'ailleurs le guitariste de Pink Floyd a son avis sur la question!

Tout ça est éminement sympathique, mais pendant ce temps, le candidat républicain, John McCain fait son bonhomme de chemin. Ayant éliminé rapidement ses concurrents dès le début de la primaire républicaine, celui-ci en est déjà à faire campagne pour de bon, et à vendre son programme présidentiel. Ce vétéran du Vietnam peut-même se payer le luxe de prendre contact en personne avec les dirigeants des principales puissances alliées des Etats-Unis. C'est ainsi qu'on l'a aperçut il y a quelques jours sur le perron de l'Elysée ou avec Gordon Brown, Premier ministre britannique.

En fait la stratégie de Mac Cain est fondée sur la théorie suivante : Sarkozy a réussi à se faire élire en France alors qu'il était ministre de Chirac, président sévèrement critiqué pour son inaction. Mais le succès fut au rendez-vous, car Nicolas Sarkozy s'est toujours démarqué de Chirac, ne se privant pas de le critiquer, tout en misant sur des querelles internes chez l'adversaire. Quand à moi, John Mc Cain, je suis le candidat du parti de G.W Bush, qui lui aussi est impopulaire dans les sondages. Si j'emploi la recette Sarkozy et que les démocrates se divisent et perdent des voix, alors tout devient possible!

Et cela pourrait bien marcher car Hillary est handicapée par son statut de faire-valoir de Bill, arrogante, tandis qu'Obama a tendance à apparaître comme peu rassembleur pour le peuple américain. Et dire qu'à l'été la victoire du (de la) candidat(e) démocrate semblait être assurée face au candidat républicain handicapé par le bilan négatif de G.W Bush...

Il peut y avoir des surprises. 

Une mise au point sur le MoDem

16.04.2008

Le Nouveau Centre présidente.

Mireille Benedetti : une femme à ne pas prendre à la légère


Non, la candidature de Mireille Benedetti à la présidence du Nouveau Centre n'est pas une farce, ni même la simple expression de sa volonté de faire entendre la voix de la base comme certains voudrait le faire croire... La démarche de madame Benedetti s'inscrit à mille lieux de là !

Cette présidente de la fédération de la région PACA a plusieurs objectifs pour le Nouveau Centre. L'un d'eux est évidemment de faire entnedre la voix de la base. Elle souhaite en effet que le Nouveau Centre montre jusque dans ses instances de direction que son organisation est décentralisée et proche des gens, comme l'était celle de l'UDF dont nous sommes les héritiers.

Par ailleurs, Mireille Benedetti est une femme dynamique qui a pour ambition de renouer avec notre glorieux passé. Elle n'hésite pas à affirmer que le Nouveau Centre, en tant qu'héritier de l'UDF, se doit de garder une statégie claire, celle de l'alliance prédéfinie.


Des succès là ou Morin échoue...

Ayant réussit à tisser un résaux dense de militants (plus de 500) dans sa fédération et étant parvenu à endiguer l'euphorie MoDem dans sa région, on peut être assuré qu'elle saura redonner un second souffle militant à notre parti. En cela, monsieur Morin, notre terrible président (cf l'interview réalisée par monsieur Apathie sur RTL) a échoué. Prétendant pouvoir rassembler 20.000 militants pour les municipales, il ne peut en dénombrer qu'un peu plus de 7.000 aujourd'hui.

La candidature de Madame Benedetti a attiré l'attention des médias que monsieur Morin avait bien du mal a mobiliser, quand bien même ministre de la défense en charge de revoir la RGPP. À ce sujet, Paul Vermus a publié dans France Soir une critique acerbe mais tellement juste de notre Hervé. Son charisme emblématique a fini par payer (vous relèverez l'ironie...).

De plus, la démarche de madame Benedetti a tout de suite attiré les messages de sympathie (dont le mien), ce que Hervé Morin n'a pass du beaucoup connaître depuis juin dernier lorsqu’il fit le premier pas vers la création de notre mouvement. Il eut même plutôt vite fait de s'attirer les foudres de la presse et de l'opinion publique. À sa décharge, on admettra que sa position ne fut pas une sinécure et qu'il lui incomba de faire le « sale boulot ».


Des convictions, et des vraies !

Madame Benedetti est la présidente fondatice du Mouvement Européen de Provence depuis 1995. Elle véhicule un idéal humaniste et européen caractérisant le centrisme contemporain. Libérale par réalisme et empreinte d'une préoccupation sociale par raison, Mireille Benedetti est de ces femmes qui font de leur vie un combat. Force montante de la politique française, ce serait renouer enfin avec l'avant-gardisme centriste que de la choisir pour nous diriger. Un article du « Petit Marseillais » est là pour nous en convaincre...

Dix bonnes raisons de voter Mireille Benedetti à la Présidence du Nouveau centre les 16 et 17 mai prochains :

1.
Sa candidature est celle de la base, elle est votre candidature.

2.
Mireille Benedetti est une femme de conviction.

3.
Son acsession à la présidence du NC serait la suite logique de sa carrière, comme de notre histoire.

4.
Mireille Bendetti changerai l'image du Nouveau Centre, dont l'aspect négatif est attaché de près à l'image d'Hervé Morin.

5.
Mireille Benedetti est l'assurance d'une liberté de ton vis-à-vis de la majorité présidentielle, ce dont Morin est incapable, tenu par la solidarité gouvernementale.

6.
Une figure nouvelle nous ouvrira à coup sur de nouveaux horizons, tant dans la reconstruction de notre parti que dans la stratégie à adopter pour ce faire.

7.
Mireille Benedetti est plus encline à ressembler sous son nom des centristes d'horizons divers. Hervé morin, lui, ne pourra que suiciter une réaction de rejet de la part des centristes hésitants à nous rejoindre.

8.
La surprise créée par sa victoire ferait parler de nous et attirerai l'attention.

9.
Hervé Morin condmne notre formation à rester marginalisée et inexistante sur la scène politique française.

10.
Mireille Benedetti a l'ambition de ses projets, monsieur Morin a les projets de ses ambitions.

http://mireillebenedetticandidate.hautetfort.com/

 

  • Cet article est issu du blog de Maxime Mangeot, jeune centriste de la Lorraine (copié collé réalisé avec sa sympathique autorisation). 

15.04.2008

Votre Livret A n'y suffira pas...

 

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Vous le savez, des années de politique budgétaire irresponsable, qu'il s'agisse de la droite ou de la gauche, ont mis à mal nos finances publiques.  Aujourd'hui, la France est endettée à hauteur de 1200 milliards d'euros. Même si la vérité est que notre pays est plutôt moins endetté que d'autres puissances comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis d'Amérique, il est plus que temps d'agir! On ne peut continuer comme cela : songez, pour caricaturer un peu, que chacun de nous a une dette de 16 000 € envers les créanciers de l'Etat!

Plus d'argent dans les caisses veut dire amoindrissement des prestations sociales, des crédits alloués à l'éducation, au sport, à la recherche, à l'aide aux pays en voie de développement.

Il faut se ressaisir, et pour contribuer modestement à ce redressement, le collectif des jeunes centristes commedestaupes.com vous propose de signer une pétition pour réduire les dépenses de l'Etat en douceur et sur des domaines où le gaspilage est évident, comme le mille-feuille administratif.    

14.04.2008

Eric et sa clique numérique.

374630425.jpgAujourd'hui, acharnons nous sur ce pauvre Eric Leguay en décortiquant son blog. Eric est professeur à l'Université de Poitiers, dans je ne sais quel département, faut qu'il y en a tellement! Mais bon grâce à Notre Petit Timonier, tout va s'arranger prochainement croyez-moi.

Enfin revenons à La vie numérique de M.Leguay. Il a donc décidé de nous faire partager ses points de vue sur l'évolution et l'accessibilité des TICE en France. C'est à dire qu'Eric est plutôt du genre militant contre la fracture numérique qui existe par chez nous. Pourtant on se porte pas si mal, puisque nous, français sommes les plus gros contributeurs à l'encyclopédie wikipédia. Notre version francophones, wikipedia.fr est d'ailleurs la plus étendue et comporte le plus grand nombre d'articles. Nous sommes de plus les champions mondiaux des blogs et autres sites web.  Mais question production depuis la mort de Bull et de l'éditeur Apogée...

Herr Professor est de plus assez ouvert. Il s'est récement rendu à la Gamer Assembly et nous assure que non, non, les joueurs ne sont pas tous des adolescents boutonneux shootés aux pixels et qui se foutent du monde extérieur comme de leur première manette de Méga Drive. C'est plutôt bien pour quelqu'un qui s'est sans doute extasié dans ses jeunes années sur le jeu Pong. Durant cet évènement, il a même croisé Alain Claeys, le nouveau Seigneur de Poitiers et comte de la première circonscription. Une petite partie de Counter Alain?

D'ailleurs Eric me semble assez novateur dans ces cours, je le soupçonne d'être un admirateur de la méthode Freinet, vous savez, cette race de profs chiants qui croient qu'on va mieux apprendre parce qu'on est en petits groupes de 5, et qui vous font déplacer les tables et votre fourbi alors qu'on ambitionne tout au plus de dormir au fond de la classe. Mais non je rigole!

Mais Eric s'intéresse aussi à l'architecture urbaine, en témoignent ses reportages évoquant le garage Citroën C 42 sur les Champs-Elysés. Ce qui lui permet au passage d'égratigner la gestion pépère et sans ambition de l'espace version Glorieux Jacques Santrot...

Qui plus est, notre sujet d'étude se permet d'outrepasser son devoir de réserve, notament en caricaturant Beauf-Beauf Ier en César de chez Uderzo. Mais quel irrespect! Et dire que ce genre de personnage côtoit des jeunes à longueur de journée, mais quelles valeurs va t-il leur inculquer, je vous le demande mâme Chabot?! 

1374950089.jpgEt pour finir, un intime motif de satisfaction : Eric fréquentait mon très respecté et reconnu-n'ayons pas peur des mots-ancien blog, maree.orange, qui ramenait je le rappelle 250 internautes à lui tous les jours! En effet il a repris une formule à moi! Waou.

 Allez y faire un tour, ça vaut vraiment la peine :

http://ericleguay.over-blog.fr

 

 

Mélenchon le tâchon

A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.

Le 8 avril 2008, sur la radio France Info, le sénateur de l'Essonne affirme que "Les bonses [les moines boudhistes, religion fondatrice du Tibet ndlr], ne sont des que des bons à rien, tout juste capable d'agiter leur moulin à prière".

1734425836.jpg Voici ce que M.Mélenchon, personnalitée adulée par des membres du PS ose écrire à propos du Tibet. Il s'insurge en effet que les français et plus particulièrement contre RSF pour avoir manifesté leur opposition à la répression du gouvernement chinois contre le peuple tibétain. Ce texte est un grossier non-sens qui comporte des inexatitudes historiques graves.

1 Le Tibet n'est pas chinois depuis le XIV ème siècle, c'est faux que de le dire. Le Dalaï-Lama, chef du Boudhisme a toujours entretenu des relations avec l'empereur de Chine, mais en total indépendance. Puis vînt le temps de la colonisation britannique : les indes, et le Népal, proche du Tibet sont sous domination de la Compagnie Général des Indes, puis sous celle du Gouverneur Général des Indes, Lord Canning, nommé par la reine Victoria. L'empire britanique était alors à l'apogée de sa puissance, mais ne cherchat guère à occuper le Tibet, qui comportait à première vue peu de richesse matérielles et dont le rude climat était dissuasif. Les rares cartographes s'étant introduit au Tibet eurent maille à partir avec les autorités tibétaines puis britanniques car le Tibet était déclaré zone interdite par celles-ci. Ce n'est qu'en 1862 qu'un capitaine du service cartographique de l'armée des Indes, Thomas Montgomerie foula le sol tibétain, déguisé en autochtone. Quand à la Chine, ayant à ses portes la puissante armée des Indes et la Russie, elle faisait plutôt profil bas, se bornant à exporter du thé à destination du Tibet, même si sur le papier le Tibet lui appartenait, la Chine ne manifestait que peu d'intérêt vis à vis de ce royaume.

D'ailleurs cela est pleinement attesté par les archives du Foreign Office (ministère des Affaires Etrangères britannique). Ainsi un rapport intitulé Quelques notes sur les affaires tibétaines, commandé par lord Roberts, commandant en chef de l'armée des Indes et rédigé par le major Ellis et le lieutnant Hamilton Bower, fut envoyé à Londres.

Il mentionne quelques faits intéressants et assez véridiques, puisqu'il s'agit de préparer une expédition militaire visant à conquérir le Tibet. Par exemple, on y apprend "Le pouvoir de Pékin est purement nominal [au Tibet ]." et que "Pékin et Lhassa jouent un jeu qui leur convient à tous les deux. La Chine conserve un semblant de souveraineté sur le Tibet. Le gouvernement de Lhassa évite par ce moyen de traiter directement avec une quelconque puissance étrangère". D'autre part, le Tibet possède une armée de minimum 6000 hommes, ce qui assez étonnant pour une province rattachée à la Chine depuis le XIVème siècle, comme nous le dit ce bon vieux Jean-Luc.

Quelques autres tentatives eurent lieu pour atteindre le but suprême, Lhassa, dans des conditions difficilles et parfois avec des accrochages avec les forces armées tibétaines. A partir de 1905-1912, la Chine connaît bien des troubles : la dynastie Quing abdique, et la république, dirigée par des modérés est proclamée.

Les grandes puissances cherchent à affermir leur pouvoir sur la Chine : les britanniques obtiennent des comptoirs comme Hong-Kong, le Japon se modernise sous l'ère Meiji et devient une menace. Les Russes et les Français essayent eux aussi d'étendre leur sphères respectives d'influence.

En 1937, la guerre sino-japonaise éclate. Les japonais conquièrent une partie du pays et la résistance chinoise s'organise sous l'égide des dirigeants politiques modérés comme Tchang Kaï-Tcheck et les communistes, dont le fameux Mao. Ce conflit se déroulant parallèlement à la seconde guerre mondiale, le Tibet est oublié dans l'affaire. Pendant ce temps, n'oublions pas que l'Inde devient indépendante en 1947 : les tibétains n'auront plus l'appui britannique.

En 1945, le Japon capitule sans condition. Les Japonais se retirent donc de Chine, mais la guerre civile entre communistes et modérés éclate.

Les communistes l'emportent en 1949. C'est le 7 novembre 1950 que le pouvoir communiste décide d'envahir le Tibet. Le gouvernement tibétain adresse des appels au secours par des télégrammes aux gouvernements britanniques, des Etats-Unis et Indiens. Les réponses qui lui sont envoyées expriment les profonds regrets de ne pouvoir d'être d'aucun secours.

L'armée tibétaine, équipée de mousquets, d'arcs et de quelques centaines de mitraillettes se mobilise. "Tragique spectacle que celui d'une nation pacifique tentant vainement de monter une armée" dira Heinrich Harrer, un allemand ayant trouvé refuge au Tibet.

L'armée chinoise attaque à l'est et la ville de Tchamdo tombe. Les tibétains envoient une délégation à Pékin pour négocier. Ceux-ci sont traités comme des prisonniers et les dirigeants chinois les forcent à signer un accord sino-tibétain reconnaissant à la Chine la souveraineté du Tibet.

Un général chinois achève la conquête du Tibet en arrivant à Lhassa avec plusieurs milliers d'hommes.

549537340.jpg Le Dalaï-Lama commente dans son livre de souvenir cette arrivée : "Je ne puis dire à quoi je m'attendais. Ce que je vis : trois hommes en costume gris et casquette à visière qui me parurent ternes et insignifiants au milieu des splendides figures de mes dignitaires en robes rouges et jaunes".

L'occupation chinoise dans un premier temps correcte vis à vis de la population, se radicalisa rapidement avec le rejet de la population et l'arrivée des gardes rouges. Un million de tibétains furent assasinés et 6000  monastères, bibliothèques aux trésors inestimables, détruits.

A tel point que lorsque la bande des quatre qui gouvernait la Chine fut déchut, les dirigeants qui la remplacèrent furent horrifiés de ce qui avait été commis au Tibet.

Aujourd'hui encore, de nombreux chinois pensent que le Tibet, royaume môyenageux devait être modernisé à tout prix. Quand aux tibétains, leur croyances ancestrales ont survécu face aux préceptes de Marx.

Le Tibet est maintenant livré au tourisme et à la colonisation. L'occupation est toujours visible et la répression très présente, même si les libertés religieuses ont été tolérées au fil du temps, puis quasiment rétablies de nos jours.

A noter également que taux d'alphabétisation s'est sensiblement accru ainsi que celui de l'espérance de vie. 

Ce que peuvent ressentir les tibétains quand ils voient ces hordes de curieux parcourir le Potala et toucher du regard les appartements du Dalaï-Lama, M.Mélenchon n'en a cure, lui qui détient la vérité et qui ne cesse de manifester un anticléricalisme vulgaire et stupide ignorant les cultures qui existent depuis des millénaires. Ce monsieur en est sans doute resté à l'admiration qu'exercait Mao sur les foules durant les années 1960 et le début des années 1970. Il est vrai qu'un minimum de conscience intellectuelle et de travail de recherche lui aurait été nécessaire pour comprendre cela...

Rappelons que celui-ci se permettait de parler du programme de Ségolène Royal comme d'une réménicence des idées de Vichy.

Je n'apprécie pas particulièrement cette dame, mais là... 

 

  • de nombreuses informations contenues dans cet article proviennent du livre de Peter Hopkirk Hors la loi et aventuriers au Tibet, éditions Picquier de Poche.
  • Cité également, le livre de souvenir du Dalaï-Lama, prix nobel de la paix.
  • A voir ou à revoir également le film de Jean-Jacques  Annaud Sept ans au Tibet.
  • Le passage en italique en haut de l'article provient du blog de M.Mélenchon

 

13.04.2008

Une minute de silence pour les droits de l'homme

Face au chaos du parcours de la flamme olympique dans la capitale, François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale en demandant à Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, qu’il fasse observer aux députés, le mardi 8 avril, une minute de silence en séance publique pour les droits de l’homme en Chine.

"Le passage de la flamme étant un moment hautement symbolique, il nous paraît important de faire observer à la représentation nationale française, à cette occasion, une minute de silence à l’ouverture de la séance publique de 15h du mardi 8 avril."

En effet, nombreuses ont été les personnalités à s’élever contre la vague de répression qui a touché le Tibet et les atteintes répétées de la Chine au respect des droits de l’Homme ; la dernière en date étant l’arrestation de l’opposant chinois Hu Jia.

Bien que le boycott des Jeux Olympiques ne soit pas une solution envisagée pour faire part à la Chine de le volonté du parti centriste de la voir s’acheminer vers la démocratie ; le Groupe Nouveau Centre souhaite néanmoins que notre Parlement se fasse porte-parole de la défense de la démocratie et des libertés.

"Cette minute de silence, hautement symbolique du deuil des victimes de la répression et du bâillonnement de la presse et de l’opposition politique, sera l’occasion donnée aux députés de rappeler leur attachement aux valeurs universelles des droits de l’Homme et leur soutien aux victimes du régime chinois."

Aussi pourrait-on profiter du débat pour faire part de notre indignation quant au comportement des CRS envers les journalistes et dire combien nous comprenons la déception des sportifs qui avaient été désignés pour porter la flamme olympique.



12.04.2008

Si t'es copain avec Copé...

Effet Sarkozy oblige, de nombreux sans-papiers sont actuellement expulsé. Bien-sûr on ne peut accueillir toute la misère du monde, mais ce spectacle m'attriste. En politique tout est décidement relatif, y compris l'humanité.

Comment peut-on donner de tels ordres aux préfets? Mais qu'est ce que cela résout? Au contraire la France en pâtira au niveau économique, car de nombreux sans-papiers travaillent dans des secteurs où les français ne souhaitent pas être employés.

En plus nous, on était plutôt bien vu dans le monde, car c'est cela aussi être français : tuer, violer et piller autant que les autres mais se faire aimer par les peuples. N'oubliez jamais que le nom du pays des lumières et celui de Zidane est dans le monde un formidable sésame!

Plus le temps passe, plus je me dis que ce gouvernement n'est constitué que d'une bande de boussilleurs incapables de tenir leur rang, comme Kouchner ou Hortefeux. Et je ne vous parle pas des députés! Mon Dieu! Mais quel bas niveau à part pour certains. C'est à désespérer du pays quand on voit Jean-François Copé apparaître sur l'écran.

10.04.2008

A voir...

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