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19.04.2008
Les rabâchages du PS
Ces temps ci, on entend beaucoup le parti socialiste critiquer la politique de Sarkozy. Sans doute ont-il raison sur de très nombreux points. Mais pour pouvoir critiquer, encore faut-il être en mesure d'avancer des propositions innovantes et réalisables, tout en cherchant à ce qu'un maximun de citoyens se retrouvent dans la démarche que l'on porte. Car là est le paradoxe du P.S : lorsqu'ils sont dans l'opposition, les leaders des nombreux courants qui forment ce parti hétéroclite tiennent un discours "révolutionnaire" : à les entendre, si eux étaient au pouvoir, les choses changeraient, et pas qu'un peu. Or, quand ces mêmes personnes se retrouvent en responsabilité, ils mènent une politique peu innovante, teintée d'idéaux des années 1970 sur la forme, et guère différente de celle de la droite modérée sur le fond. Bref, les choses n'avancent pas.
Fut un temps où les enjeux inhérents à votre bulletin de vote étaient assez clairs : c'était Mitterrand contre Giscard. Le progrès social comme priorité contre un certain atavisme bourgeois, certes humaniste, mais qui privilégiait globalement les considérations économiques comme préalable à toute action politique.
Puis, à la mesure des évènements planétaires, les choses se sont compliquées : le PS s'est clairement éloigné de ses discours en faveur du prolétariat pour rejoindre la sociale-démocratie, une position qu'il n'a jamais eu le courage d'assumer. La politique assez engagée de ceusx qui promettaient de changer la viedans les années 1982-1983 s'est peu à peu transformée et ralentie. On pourrait la résumer en un slogan "Faisons en sorte que cela n'aille pas trop mal" c'est ainsi que l'on créa une multiplicité de minima sociaux qui devaient peu à peu réduire certaines personnes à un état de léthargie sociale. Certes, dans certains domaines le PS ne manquait pas de propositions audacieuses ni de gens pour les appliquer, mais cela ne pouvait suffire. Puis un jour, un Premier ministre socialiste prononçat une phrase célèbre : l'Etat ne peut pas tout.
On aurait pu croire que le PS avait réellement tourné la page du programme commun, qu'il avait enfin et officiellement rejoint les rangs de la sociale-démocratie française. Mais pas du tout. Au lieu de tendre vers le centre, le PS continue de nouer des alliances avec la LCR, sur le mode "on préfère mille fois être avec Bescancenot qu'avec ce méchant droitier adepte du capital de Bayrou. Parce que nous, nous sommes à gauche"
Alors que le capital, le PS nage en plein dedans. L'illusion ne tient plus. Il suffit de se rappeller qu'un certain Dominique Strauss-Khan est à la tête d'un organisme international qui est actuellement en train d'étrangler des pays par des exigences économiques et financières intenables, comme le Niger. Il suffit de voir comment le PS, si soucieux de défendre le pouvoir d'achat augmente les impôts dans certaines villes.
D'ailleurs ce discours anti-droite est assez curieux. Parce qu'en fait il s'agit de leur seule position à peu près claire. Ils n'aiment pas Sarkozy. Moi non plus. Alors que fait-on? Rien. Ces messieurs-dames continuent de dénoncer la droite, de manière bien manichéenne, en mettant tout le monde dans le même panier.
Prenons un exemple. La réforme des retraites de 2003. La démographie fait qu'il va falloir allonger la durée de cotisation des salariés. Certes, ce n'est pas une réforme agréable. Mais elle semble être dictée par le bon sens. Le parti socialiste, à son habitude hurle à l'assasinat du système par la méchante droite. Mais que proposent ces messieurs à la place? Rien. Ils se réjouissent même, les chers anges des beaux-quartiers de ne pas avoir à la faire, la réforme, lorqu'ils seront de retour au pouvoir...
Peut-être que le PS pourrra un jour évoluer. C'est une étape nécessaire à une une démocratie équilibrée. Mais pour cela, il faudrait arrêter de croire que tout est noir ou blanc et de réciter les points forts d'un programme commun auquel personne ne croit plus, hormis le MJS.
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Commentaires
Mince je suis assez d'accord avec toi.... sur ce constat: le PS ne sait pas bien se positionner sur l'échelle de la politique! Parfois elle ce veut très a gauche et beaucoup plus de fois elle se veut tendre vers le centre!
Il manque en fait une personne (ou des personnes) qui puisse donner un sens politique a cette gauche (soit plus a gauche soit plus au centre).
Part ailleurs je pense que ce positionnement se fera en parallèle de la création du grand parti anti-capitaliste qui risque de prendre des électeurs au PS!
Ecrit par : amandin | 29.04.2008
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